Dans un mémorandum lu par son président Inter-Fédéral de de Lomami, le parti politique Congo Positif réaffirme son soutien total au Président Félix Tshisekedi. Entre rejet des négociations avec l’opposition et appel pressant à changer la Constitution de 2006, le parti de Dieudonné Nkishi Kazadi dessine une ligne radicale pour l’avenir du pays. C’était au cours d’une marche pacifique organisé à Kabinda, le 18 mars dernier.
Alors que les appels au dialogue se multiplient du côté de certaines confessions religieuses et de l’opposition, le parti Congo Positif a choisi son camp : celui de la fermeté et du changement structurel. Pour cette formation politique, l’heure n’est plus aux discussions de salon, mais à la refondation de l’État.
La Constitution de 2006 : « Un cadeau empoisonné »
C’est le point d’orgue de ce mémorandum. Pour Congo Positif, la loi fondamentale actuelle, issue des accords de 2006, est une entrave au développement et à la sécurité de la République Démocratique du Congo. Qualifiée de « cadeau empoisonné » et de texte « taillé sur mesure » par des influences extérieures, elle ne correspondrait plus aux réalités socio-économiques du pays.
Le parti exige un passage rapide à l’action :
- Mettre fin à la « réflexion » pour entamer le processus concret de changement
- Doter le pays d’un instrument de gouvernance robuste capable de protéger le peuple contre le génocide et l’exploitation illicite des ressources
– Affirmer la souveraineté en faisant de la future Constitution une émanation directe du peuple congolais.
Le « Non » catégorique au dialogue CENCO-ECC
Le mémorandum revient sur le lancement, le 17 août 2025, du « Front Anti-Dialogue ». Congo Positif fustige les initiatives portées par le tandem CENCO (Église catholique) et ECC (Église protestante). Selon le parti, ce format de dialogue violerait la souveraineté du peuple, qui s’est déjà exprimé par les urnes, et risquerait de favoriser « l’infiltration » du pays par le Rwanda via des mécanismes d’amnistie pour les mouvements terroristes.
Le message est clair : si dialogue il doit y avoir, il doit être exclusivement piloté par le Chef de l’État, sous des conditions de transparence absolue (retransmission en direct) et sans aucune concession envers ceux qui ont pris les armes contre le pays.
Solidarité envers l’Est et plaidoirie pour Constant Mutamba
Le document parvenu à la Radio de la femme, ne manque pas d’aborder la crise sécuritaire. Tout en exprimant une compassion vibrante pour les populations de l’Est, « face aux agresseurs qui sèment la terreur », le parti lie directement la fin de la guerre à la réforme constitutionnelle.
Enfin, une demande plus spécifique clôture ce plaidoyer : la libération de Constant Mutamba Tungunga. L’ancien Ministre de la Justice, qui est présenté dans cette note comme une figure de fierté pour la jeunesse congolaise, et le parti sollicite la « clémence légendaire » du Président pour lui accorder une grâce présidentielle.
