À Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, Rebecca Limbaya incarne la détermination et l’excellence. Étudiante en deuxième doctorat à la Faculté de médecine et de pharmacie, cette jeune femme mène avec brio un double parcours exigeant : celui des études supérieures et celui du sport de haut niveau.
Passionnée de karaté depuis son enfance, elle pratique le style Shotokan avec rigueur et constance. Pour elle, cette discipline est bien plus qu’un sport :
« J’aime le karaté depuis toujours. Je ne saurais expliquer pourquoi, c’est simplement une passion », confie-t-elle à Radio de la femme.net.
Dans un milieu encore largement dominé par les hommes, Rebecca Limbaya s’impose sur le tatami par son talent et sa détermination. Son parcours, toutefois, n’a pas été sans embûches. Entre préjugés et scepticisme, elle a dû faire face à des regards parfois réducteurs :
« Il y a des hommes qui pensent que je ne peux pas les battre. D’autres ont peur de s’entraîner avec une femme. Je reste sûre de moi-même et je sais ce que je fais », affirme-t-elle avec assurance.
Au-delà de ses performances sportives, Rebecca est aussi mère de deux enfants. Un rôle qu’elle assume pleinement, en harmonie avec ses ambitions académiques et sportives. Pour elle, le karaté ne remet nullement en cause son identité :
« Je suis sportive sur le terrain, mais en dehors, je reste une femme comme les autres. » Convaincue des bienfaits du sport, elle encourage vivement les femmes et les jeunes filles à s’y engager.
« Le karaté aide à avoir une bonne posture, une bonne santé et de la confiance en soi. J’encourage également celles qui le souhaitent à envisager des carrières dans les forces de sécurité, où la discipline sportive constitue un atout. », poursuit-elle.
À travers son parcours, Rebecca Limbaya s’impose comme une véritable source d’inspiration, prouvant que passion, discipline et persévérance peuvent ouvrir toutes les voies, même les plus exigeantes.
Blancharde Abossali Blanche/ Kisangani


