À l’occasion de la Journée internationale du travail célébrée ce 1er mai 2026, l’Association des Femmes Juristes Congolaises a tiré la sonnette d’alarme sur les cas de harcèlement et d’exploitation sexuelle en milieu professionnel dans la province du Kasaï.
Dans une déclaration publique, sa coordinatrice provinciale, Félicienne Mbembe, a dénoncé les abus dont sont victimes de nombreuses femmes, notamment dans l’administration publique et les écoles privées agréées. Selon elle, plusieurs travailleuses subissent des pressions, des avances insistantes et parfois du chantage sexuel de la part de leurs supérieurs hiérarchiques.
L’AFEJUCO décrit une situation très difficile pour les femmes, certaines étant réduites à des objets dans leur environnement professionnel. Face à cette réalité, l’organisation appelle les victimes à refuser toute forme de compromission et à préserver leur dignité.
Pour lutter durablement contre ce phénomène, l’association insiste sur la nécessité de renforcer l’autonomisation économique et juridique des femmes. Une indépendance jugée essentielle pour leur permettre de résister aux abus de pouvoir et de faire valoir leurs droits.
Enfin, l’AFEJUCO invite les organisations de la société civile et les ONG œuvrant dans la défense des droits des femmes à intensifier leur accompagnement en faveur des victimes et à rester vigilantes face à ces pratiques.
Adonis Mbuyi
