Le Réseau des Associations de Promotion des Droits de l’Homme au Congo (RAPRODHOC) accompagne plus de 187 victimes de violences sexuelles liées aux conflits et de crimes contre la paix ainsi qu’à la sécurité de l’humanité commis entre 2017 et 2018 par des éléments du mouvement insurrectionnel Kamuina-Nsapu dans le secteur de Ndjokopunda, territoire de Luebo, dans la province du Kasaï.
Les audiences foraines ont été ouvertes depuis le week-end dernier à Lukuaya, une localité de ce secteur, par le Tribunal militaire de garnison de Tshikapa/Kasaï.
Selon Me Alain Nkashama Muana, directeur exécutif du RAPRODHOC, quatre prévenus, dont trois détenus et un en fuite, sont poursuivis pour crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, violences sexuelles liées aux conflits et participation au mouvement insurrectionnel Kamuina-Nsapu en 2017.
« Nous accompagnons 187 victimes de violences sexuelles liées aux conflits.
Ces victimes réclament justice depuis très longtemps. Aujourd’hui, le Tribunal militaire de Tshikapa/Kasaï s’est déplacé à Lukuaya dans le cadre des audiences foraines afin d’écouter les victimes, de rapprocher la justice des justiciables et de renforcer la lutte contre l’impunité dans la province du Kasaï », a déclaré à Radiodelafemme.net Me Alain Nkashama.
Il a également rappelé que durant cette période, plusieurs habitants avaient subi des exactions et de graves violations des droits humains.
Ces audiences foraines se tiennent avec l’appui du gouvernement congolais à travers le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), ainsi que des partenaires internationaux, notamment Trial International et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) via le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF).
Adonis Mbuyi, Correspondant à Tshikapa
