Au moins dix-sept civils ont été tués mardi 19 mai dernier d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF dans le village d’Alima, situé en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. L’information a été rapportée par des sources de la société civile locale, qui évoquent également la présence de victimes issues de la communauté pygmée.
Selon des témoignages recueillis sur place, des hommes armés auraient été aperçus aux environs du village vers 11 heures locales. Deux personnes auraient été tuées avant même l’incursion dans le centre d’Alima, malgré les alertes lancées auprès des services de sécurité.
Les assaillants auraient ensuite semé la terreur dans le village, incendiant un hôtel, plusieurs kiosques ainsi que des motos.
Des animaux domestiques, notamment des chèvres, auraient également été emportés. Plusieurs habitants restent introuvables après l’attaque, tandis que certaines localités touchées demeurent difficilement accessibles.
Le lendemain, mercredi 20 mai, les mêmes combattants auraient poursuivi leur avancée vers le village de Manyama, où deux autres civils auraient été tués et plusieurs habitations incendiées. Des cas de prises d’otages ont également été signalés par des sources locales.
Face à la recrudescence des violences dans cette partie du territoire de Mambasa, des acteurs de la société civile appellent les autorités militaires à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires dans les villages menacés par les ADF.
Joint à ce sujet, l’administrateur du territoire de Mambasa a indiqué qu’il s’exprimerait ultérieurement sur cette situation sécuritaire préoccupante.
