Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, a signé le 28 janvier 2026 l’Arrêté Ministériel Nº 008/CAB.VPMIN/FP-MA-ISP/JPL/2026 portant mise en place générale des secrétaires généraux de l’administration publique, dans le but d’insuffler un nouveau dynamisme et une meilleure organisation au sein des services publics de l’État.
Toutefois, cette nouvelle disposition soulève des préoccupations, notamment en ce qui concerne l’équité en matière de représentation des genres au sein de l’administration publique.
Sur les 69 secrétaires généraux nommés, seulement 10 femmes figurent dans cette nouvelle équipe, soit une proportion de 14,49%. Ces chiffres sont bien en deçà des normes d’égalité de genre auxquelles la République Démocratique du Congo s’engage sur la scène internationale et nationale.
Ces statistiques révèlent une inégalité frappante dans la représentation des femmes dans les postes décisionnels au sein de l’administration publique.
Les femmes nommées dans ce cadre sont :
1. Kendelu Mwamini Gisèle : Formation professionnelle
2.Kamuanya Biayi Esther : Genre, famille et enfant
3. Mata Kosenganya Colette : Réformes institutionnelles.
4. Lumbasi Lutuna Adeline : Cour de cassation / Secrétariat du Parquet général.
5. Kutekemenyi Biduaya Marie-Thérèse : Conseil d’État / Secrétariat du Parquet général.
6. Golomingi Koni Jeanne-Odette – Budget
7. Nzeba Tshipadi Angélique : Finances
8. Bangu Kikumbi Pascalline : Environnement et développement durable
9. Kabuanga Kaseu Symphorose : Anciens combattants.
10. Bafalanga Atosa Thérèse : Fonction publique / Actifs.
Bien que cette décision puisse sembler positive en termes de diversité, elle ne répond pas aux attentes d’une véritable parité entre les genres, comme l’exige la Constitution de la République Démocratique du Congo, qui prône l’égalité entre les sexes.
En dépit des engagements pris par le gouvernement en matière de promotion de l’égalité entre hommes et femmes, il semble qu’une véritable mise en pratique de ces engagements reste un défi majeur.
Ariel Maleka Armal
