À l’occasion de la fête de la Saint-Valentin, célébrée chaque 14 février, l’ONG Association des Jeunes Islamiques pour le Développement (AJID) a organisé, ce samedi, une activité de sensibilisation des femmes et jeunes filles sur la santé sexuelle et reproductive ainsi que sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), à Tshikapa, dans la province du Kasaï.
Organisée dans la commune de Kanzala, cette activité a été couplée à la distribution de serviettes hygiéniques réutilisables aux femmes et filles en âge de procréation. Plusieurs structures engagées dans la lutte contre les VBG ont pris part à cette rencontre communautaire.
Selon Clément-Joseph Muyaya, chef de projet au sein de l’AJID, l’objectif principal de cette initiative était de fournir une information fiable et adaptée sur la santé sexuelle, l’hygiène menstruelle et la prévention des violences, des sujets encore largement considérés comme tabous dans la société kasaïenne.
« L’éducation sexuelle demeure un sujet sensible dans notre province. Les parents, les écoles, voire les églises, abordent très peu ces questions. Cette situation explique, en partie, la recrudescence des grossesses non désirées et des infections sexuellement transmissibles. À travers cette activité, nous avons voulu briser le silence et donner aux femmes et aux jeunes filles les informations essentielles pour leur bien-être », a expliqué Clément-Joseph Muyaya.
Profitant de cette occasion, il a appelé les parents à assumer pleinement leur responsabilité dans l’éducation sexuelle de leurs filles et a invité les églises à renforcer leurs actions de sensibilisation contre les violences basées sur le genre.
Cette activité, qualifiée de tripartite par les organisateurs, a été marquée par plusieurs interventions portant notamment sur la planification familiale, la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et l’importance du dialogue au sein des familles et des communautés.
À travers cette initiative, l’AJID souhaite contribuer à un changement de mentalités et encourager la population du Kasaï à considérer l’éducation à la santé sexuelle non plus comme un tabou, mais comme un levier essentiel de protection, de dignité et de développement humain.
Adonis Mbuyi / Correspondant Tshikapa
