Une séance de briefing a été organisée, lundi 23 mars à l’intention des relais communautaires et pairs éducateurs de la commune de Kitamboà Kinshasa. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Faciliter les voies d’accès durables aux soins d’avortement sécurisé en RDC ».
Le facilitateur de la séance, Valentin Tshitenge a souligné l’ampleur des risques liés aux infections sexuellement transmissibles (IST).
« Les maladies sexuellement transmissibles tuent plus que les grossesses précoces. Sensibiliser les jeunes à l’utilisation des préservatifs ne signifie pas les encourager à une vie sexuelle active. Il s’agit plutôt de prévenir les dangers liés aux IST », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité d’impliquer les parents dans l’éducation sexuelle des jeunes, en favorisant le dialogue parent-enfant afin de briser les tabous et les idées reçues qui freinent l’accès à une information adéquate.
De son côté, Francky Miantuala, conseiller technique de l’Association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée (Acoldemha), a rappelé que l’usage des préservatifs contribue non seulement à prévenir les infections, mais aussi à éviter les grossesses non désirées, y compris au sein des couples mariés, et à réduire les cas de grossesses précoces chez les jeunes.
L’objectif était de renforcer les capacités des participants pour mieux diffuser les informations fiables sur la santé reproductive et faciliter l’accès à des services de qualité, notamment en matière d’avortement sécurisé, conformément aux normes sanitaires et aux engagements internationaux de la RDC.
Ce projet est mis en œuvre par l’Acoldemha, dirigée par Cimone Ngoie, en partenariat avec l’ONG Ipas, avec l’appui financier et technique d’Affaires mondiales Canada.
