À l’approche du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Nanouche Ngalula, Directrice provinciale de l’Agence Congolaise de Presse (ACP) au Kasaï et Coordinatrice nationale de l’Appui aux Projets des Actions Sociales (APAS), appelle les femmes et les jeunes filles à faire de cette date un moment de réflexion et d’engagement.Cette année, la célébration est placée sous le thème international de l’Organisation des Nations unies : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ».
En République démocratique du Congo, le thème national est : « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC ». Au Kasaï, le thème provincial est : « Mobilisons-nous pour le respect des droits et la justice pour la femme et la jeune fille du Kasaï ».
Pour Nanouche Ngalula, ces thèmes doivent se traduire par des actions concrètes. Elle constate que chaque année, plusieurs jeunes filles terminent leurs études universitaires dans la province, mais peu d’entre elles accèdent à un emploi.
Selon elle, certaines pratiques coutumières continuent de freiner l’autonomie des femmes, notamment l’idée qu’une femme mariée doit attendre l’autorisation de son mari pour travailler.
Elle rappelle toutefois qu’en droit congolais, l’autorisation maritale n’est plus exigée, la femme a simplement le devoir d’informer son époux.
Cette actrice exhorte ainsi à la sensibilisation des familles et à l’éveil des jeunes filles sur leurs droits, afin que l’éducation reçue puisse réellement conduire à l’indépendance économique et à l’épanouissement professionnel.
Adonis Mbuyi / Correspondant Tshikapa
