La coordination provinciale de FMMDI/Kinshasa a organisé un atelier de renforcement des capacités au profit d’une vingtaine de responsables des structures et associations féminines à base communautaire.
Appuyée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) dans le cadre du projet JAD financé par le Canada, cette session s’est tenue dans la salle Kundelunga du ministère de l’intérieur à Kinshasa.
Les participantes ont été outillées plusieurs matières notamment la prévention, l’alerte et le référencement des cas de violences basées sur le genre (VBG); la protection et la prise en charge des survivantes des VBG ainsi que la gestion et le management des associations féminines locales.
L’objectif poursuivi était de doter à ces femmes des capacités afin de faire d’elles des actrices de changement dans leurs milieux et de devenir autonomes pour contribuer au développement de la société.
Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de cette formation, parmi lesquelles, l’accompagnement des femmes et filles mères dans leurs initiatives d’autonomisation.
Elles ont également noté la poursuite des sessions de formation, en particulier sur le leadership féminin et les mécanismes communautaires de lutte contre les VBG et l’appui aux structures locales pour la composition et le dépôt de leurs dossiers légaux auprès de FMMDI.
À Kinshasa, la situation des VBG est aggravée par des fondements socioculturels profondément enracinés et un contexte socioéconomique précaire, qui contribuent à la normalisation de ces violences et au maintien des inégalités entre les sexes.
Les traditions, coutumes et stéréotypes de genre limitent encore fortement l’autonomisation des femmes et des filles, tout en perpétuant leur marginalisation. Voilà pourquoi l’implication des différents acteurs dans la lutte.
