Dans le territoire de Kipushi, province du Haut-Katanga, une jeune fille de moins de 20 ans aurait été violemment violée puis assassinée par des malfrats non identifiés, alors qu’elle se trouvait seule à la maison avec une fillette de 3 ans.
Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène d’une rare violence qui a choqué voisins et familles. La victime, vacancière de passage, gardait la maison en l’absence de ses proches.
« On a tué une petite fille innocente. Cela veut dire que nous ne pouvons plus vivre en sécurité dans nos propres quartiers ? », s’indigne un habitant visiblement affecté.
Face à ce drame, la société civile du Haut-Katanga n’a pas tardé à réagir. Interrogé par la Radio de la Femme ce jeudi 4 septembre 2025, Ghislain Kalua Tchulu, président du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, a fermement condamné cet acte ignoble.
« Nous sommes là pour le bien-être de la population, qui passe par la sécurité. Ce qui s’est passé à Kipushi est inacceptable. Nous demandons à la police de faire son travail, et à la population de dénoncer ces actes. La sécurité des citoyens doit être assurée, c’est une mission régalienne de l’État », a-t-il déclaré.
Pour la société civile, ce drame est révélateur d’un problème plus profond : la montée inquiétante de l’insécurité dans le Haut-Katanga, où les cas d’agressions, de viols et de meurtres se multiplient, laissant les communautés désemparées.
Le bourgmestre de Kipushi, descendu sur les lieux du crime, a ordonné la levée du corps et annoncé l’ouverture d’une enquête. Mais pour de nombreux habitants, les enquêtes successives ne suffisent plus. Ils réclament des actions concrètes et urgentes pour restaurer la sécurité dans leurs quartiers.
