Dans le cadre de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes », un atelier de formation a été organisé ce mercredi 03 décembre par l’association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée.
Cette dernière a porté sur les violences numériques, a indiqué Siméone Ngoie, présidente de cette organisation qui s’inquiète de ces actes commis contre les femmes et filles handicapées.
« La sensibilisation de ce jour nous offre l’opportunité de réfléchir sur les voies et moyens de mettre fin au fléau de la violence numérique faite aux femmes et filles handicapées. Les violences à l’égard des femmes et des filles touchent une femme sur trois. Il s’agit d’une urgence mondiale en matière de droits humains », a-t-elle déclaré.
Elle a décrit le monde numérique comme un espace devenu dangereux pour de nombreuses femmes handicapées, confrontées au harcèlement en ligne, au partage non consenti d’images intimes, à l’usurpation d’identité, à la cyberviolence ou encore à la cyberimposture.
Mme Ngoie a également dénoncé l’indifférence sociale dont sont victimes les femmes handicapées, souvent exposées à des formes multiples de discrimination et d’exploitation, y compris dans les relations intimes.
Placée sous le thème « Tous unis pour mettre fin aux violences numériques contre les femmes et filles handicapées », cette rencontre s’inscrit dans la campagne mondiale menée chaque année du 25 novembre au 10 décembre par les Nations Unies pour l’éradication des violences faites aux femmes.
Avec ACP
