Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et la réduction de l’espace civique, un atelier intergénérationnel réunissant 30 militantes féministes du Sud et du Nord-Kivu s’est tenu récemment à Bukavu. Cette initiative visait à renforcer les mouvements féministes en République démocratique du Congo et à promouvoir la participation active des femmes, en particulier des jeunes, aux processus décisionnels.
Organisé en collaboration avec plusieurs organisations partenaires de défense des droits des femmes, l’atelier a bénéficié du soutien du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (UNPBF). Il s’inscrit dans le cadre du projet « Wasichana na Amani » (Fille et Paix), reconnu pour son engagement en faveur de la paix et de l’égalité des genres.
Malgré un contexte sécuritaire et social difficile, les participantes ont démontré une forte détermination à poursuivre leur lutte. Les échanges ont porté notamment sur l’approfondissement de la collaboration stratégique entre organisations féministes, le renforcement des capacités collectives, la promotion de mécanismes pacifiques de régulation des tensions dans un environnement de conflits persistants, ainsi que sur les défis liés à la réduction de l’espace civique et à la sous-représentation des jeunes femmes dans les instances décisionnelles.
Ancrée dans une vision de consolidation de la paix et d’égalité de genre, cette rencontre a mis en évidence la solidarité intergénérationnelle comme un levier essentiel de transformation sociale. La transmission des connaissances, des valeurs, des meilleures pratiques, des expériences vécues, des mémoires militantes et des stratégies de résistance a été reconnue comme une pierre angulaire du mouvement féministe congolais.
À l’issue de l’atelier, les participantes ont réaffirmé leur engagement commun à poursuivre la défense des droits des femmes et des filles. Elles ont particulièrement insisté sur la nécessité de promouvoir non seulement l’accès, mais surtout la participation effective des jeunes femmes aux processus décisionnels au sein de leurs communautés, en tant qu’actrices clés de la paix et du développement durable.
