Le Kasaï-Oriental, a connu une vague inquiétante de violences sexuelles au cours du second semestre de l’année 2025. Plus de 100 cas ont été signalés, et un nombre alarmant de ces victimes sont des mineures.
D’après Me Jimmy Bashile, coordonnateur de la clinique juridique Action contre l’impunité pour les droits humains (ACDH), ces violences ont principalement touché les zones rurales, notamment les territoires reculés.
«Nous avons achevé l’année 2025 avec beaucoup de cas de violences sexuelles enregistrés au sein de notre clinique. Entre juillet et septembre 2025, nous avons recensé près de 56 victimes de violences sexuelles, dont la majorité étaient des mineures. De septembre à décembre de la même année, 50 autres cas ont été enregistrés, portant le total à 106 victimes mineures», a-t-il déclaré jeudi 22 janvier 2026.
Les victimes proviennent principalement des zones rurales où l’accès aux services de santé et de justice est limité. Me Bashile a insisté sur le fait que ces actes de violences étaient souvent commis dans des zones particulièrement vulnérables, où les structures de sécurité et de prise en charge des victimes sont insuffisantes.
Les autorités locales et les organisations de la société civile font face à de multiples défis pour mettre un terme à cette crise. Les victimes, souvent stigmatisées et isolées, hésitent à signaler les faits par peur des représailles, ce qui rend le travail de documentation et de poursuite encore plus difficile.
Ariel Maleka Armal/ Correspondant
