Sensibiliser les professionnels des médias sur les dispositions du Code Congolais de Commercialisation des Substituts du Lait Maternel (CCCSLM) et leur rôle dans la protection de la santé des nourrissons, ainsi que renforcer leurs capacités à identifier et signaler les violations du code pour promouvoir l’allaitement maternel et les pratiques optimales de soins aux nourrissons, étaient les principaux objectifs de l’échange organisé ce vendredi 23 janvier 2026 à Lubumbashi.
Le nutritionniste Damien Sabuni, chef de la division de la communication au PRONANUT, a souligné les conséquences liées à l’utilisation inadéquate des substituts du lait maternel.
« Nous lançons cette campagne de sensibilisation après avoir constaté de nombreuses violations du code sur l’allaitement maternel. Ce code existe depuis 2006, mais il n’a pas été suffisamment vulgarisé. Ces violations ont des conséquences graves. Pour les enfants, un allaitement insuffisant entraîne une augmentation des maladies et, malheureusement, des décès, car ils ne reçoivent pas la protection nécessaire. Pour les mères, le non-respect du code peut provoquer des maladies au niveau des seins, des ovaires et même contribuer au développement du diabète de type 2.», a t-il dit.
Il poursuit
«Les violations surviennent souvent lorsque la maman ne peut pas allaiter pour diverses raisons, ou lorsqu’on utilise des substituts du lait maternel, des biberons ou des tétines, qui sont contre-indiqués pour les enfants de 0 à 6 mois. En République démocratique du Congo, la loi interdit donc l’utilisation de substituts du lait maternel, des biberons, des tétines et des sucettes pendant cette période»
Cette rencontre organisée par le Programme National de Nutrition (PRONANUT), en partenariat avec l’UNICEF et sous la direction de la Division provinciale de la Santé du Haut-Katanga a réunie une vingtaine de journalistes dont la correspondante de la radio de la femme à Lubumbashi. C’est la salle de l’Association socio-culturelle Buluba i Bukata, située sur l’avenue Tabora à Lubumbashi qui a servi de cadre à cette sensibilisation.
Selon une enquête menée par MICS-Palu 2018, en RDC, seuls cinq nourrissons sur dix (54%) de moins de six mois sont exclusivement allaités. Entre l’âge de 4 et 5 mois, ce pourcentage passe à 70%, ce qui contribue à la malnutrition, à d’autres maladies et, malheureusement, au décès de certains enfants.
Ruth Kutemba / Lubumbashi
