La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, ce jeudi 29 janvier à l’immeuble du Gouvernement, la 4e réunion du Comité de Coordination du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Une dizaine de ministres concernés, le Secrétaire général du Gouvernement et les représentants des agences d’exécution ont pris part à cette importante session d’évaluation et de réorientation stratégique.
Dans son allocution d’ouverture, la Cheffe du Gouvernement a situé l’enjeu. « Le PDL-145T constitue aujourd’hui l’un des piliers essentiels de la transformation structurelle de notre pays. Il est l’expression d’une vision politique forte, portée avec constance et conviction par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-elle déclaré.
Judith Suminwa Tuluka a rappelé que le programme s’articule autour de quatre composantes majeures conçues de manière intégrée : le développement des infrastructures socio-économiques de base, la redynamisation des économies locales, le renforcement des capacités de gouvernance locale et la mise en place d’un système géoréférencé de suivi-évaluation.
Face à certains retards et aux contraintes financières, la Cheffe du Gouvernement a lancé un appel à l’action. « J’appelle chacun à s’impliquer pleinement, avec responsabilité et esprit de résultat, afin que les décisions prises aujourd’hui réorientent et accélèrent la mise en œuvre du PDL-145T », a-t-elle exhorté tout en insistant sur la nécessité de mécanismes innovants pour sécuriser les financements et de respecter l’objectif d’achèvement des infrastructures prioritaires d’ici 2026, comme ordonné par le Président de la République.
Le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, qui a fait le compte rendu des travaux, a souligné la volonté de remettre le programme sur les rails avec une approche concertée. « Nous voulons que les députés, les sénateurs puissent aussi venir… ainsi tout le monde dans un paquet et on se met d’accord sur chaque ouvrage. Ce programme est tellement important que nous ne voulons pas que des critiques partent dans tous les sens. Nous voulons encadrer et dire ce qui est réellement fait », a-t-il déclaré.
Le Ministre d’Etat a également plaidé pour une « synergie avec d’autres programmes » car, a-t-il rappelé, « le PDL n’est pas le seul programme ».
La réunion a abouti à plusieurs résolutions concrètes pour donner une impulsion nouvelle au PDL-145T :
1. Lancement immédiat de travaux techniques entre tous les acteurs (Parlement, Gouvernement, agences d’exécution) pour harmoniser les données, les terminologies et l’évaluation des ouvrages. Le programme étant exécuté par trois agences, à savoir le PNUD, le BCECO et la CFEF.
2. Organisation d’une descente sur le terrain conjointe et intégrée des différentes parties prenantes pour constater de visu l’état des réalisations et régler définitivement les divergences d’appréciation.
3. Intensification de la recherche de financements par des mécanismes innovants afin de combler le gap budgétaire et permettre le déploiement des quatre composantes du programme.
4. Renforcement de la gouvernance et de la communication autour du programme, pour une transparence totale et une information unique et fiable, tant pour les institutions que pour les populations.
Cette réunion, marquée par un diagnostic sans concession et une volonté politique affermie, ouvre une phase opérationnelle accélérée pour le PDL-145T, considéré comme une promesse ferme du Chef de l’État à la Nation et un levier fondamental pour l’émergence des territoires.
CELCOM PRIMATURE
