Depuis le début de l’année 2025, les combats se sont accentués dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, notamment dans les villes de Goma et Bukavu, entre les forces loyalistes et les rebelles de l’AFC/M23. Ces derniers ont causé plusieurs dégâts humains et matériels, en majorité des femmes et des enfants.
Le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) a documenté une centaine des femmes violées dans ces mauvaises circonstances dont quelques-unes ont bénéficié de la prise en charge médicale. Certaines ont trouvé la mort et sont enterrées dans des conditions inhumaines.
Cette situation a motivé le Procureur de la Cour Pénale Internationale M. Karim Khan, à effectuer une mission officielle à Kinshasa dans le but d’évaluer les violations des droits humains commises dans ces conflits armés à l’Est du pays.
FMMDI-ONG, organisation engagée dans la défense et promotion des droits des femmes en République démocratique du Congo a salué la mission du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), M. Karim Khan à Kinshasa ainsi que son appel à témoins sur les atrocités perpétrées afin d’engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.
FMMDI-ONG, sollicite la vigilance et l’œil regardant de la CPI sur les violations graves des droits des femmes et filles dans les atrocités enregistrées dans la partie orientale de la RDC.
«Des femmes ont été tuées, exécutées, violées, torturées. Certaines sont abandonnées sans aucune prise en charge holistique et dans les camps de déplacés passant la nuit à la belle étoile. Les femmes tuées et massacrées ont été enterrées dans des conditions inhumaines sans respect ni considération de l’être humain.», écrit la Directrice Générale de cette organisation des droits congolais.
FMMDI-ONG saisit cette opportunité pour demander au Procureur de la CPI de diligenter urgemment des enquêtes contre les auteurs, civils et militaires des crimes relevant de sa compétence, dont le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, ainsi que le crime d’agression, pour lesquels les femmes ont été la cible. Des sanctions judiciaires devront être engagées contre les auteurs des actes de violences sur les femmes et filles.
FMMDI-ONG croit en l’impartialité, l’indépendance, la rigueur et la justice de la CPI dans la gestion de cette situation, à l’issue de laquelle nous attendons des sanctions exemplaires et sévères contre toutes les personnes impliquées dans ces crimes contre les femmes afin d’honorer la mémoire des victimes et survivantes.
Communiqué