Des milliers de femmes et d’enfants déplacés par les conflits armés en Ituri, sont exposés à de graves risques sanitaires en raison du manque d’accès régulier à l’eau potable, a alerté mercredi dernier l’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri (ADVG).
Selon Olivier Bavi Karba, chargé de communication de cette organisation, la pénurie d’eau contraint de nombreuses familles déplacées, notamment les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées, à consommer l’eau des rivières, faute de moyens financiers pour acheter de l’eau potable.
« L’eau s’achète et les déplacés n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour en acheter chaque jour. Cette situation les expose à des maladies graves », a-t-il déclaré, citant le choléra et les diarrhées comme principales maladies hydriques auxquelles ces populations sont confrontées.
La situation est aggravée par la précarité économique des ménages déplacés, obligés de dépenser environ 100 francs congolais par jour pour un bidon de 20 litres d’eau, une charge jugée insoutenable alors que beaucoup manquent déjà de nourriture.
M. Karba a particulièrement insisté sur les risques encourus par les femmes enceintes, soulignant que la consommation d’eau insalubre peut avoir de graves conséquences sur la santé de la mère et du fœtus. Il a appelé les autorités provinciales et nationales, ainsi que les partenaires humanitaires, à une intervention urgente pour renforcer l’approvisionnement en eau potable dans les sites de déplacés.
