La division provinciale du Genre, Famille et Enfant de l’Ituri a documenté 27 362 cas de violences basées sur le genre (VBG) depuis le début de l’année 2025, a révélé mardi 25 novembre, Emmanuel Kakule Kalondero, chargé de la base de données VBG, lors du lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Selon lui, ces violences touchent toutes les tranches d’âge et tous les sexes, aucune catégorie de la population n’étant épargnée.
La conseillère du gouverneur militaire en charge du Genre, Dr Jeanne Alasha, a attribué cette hausse à la persistance de l’insécurité, à la pauvreté et au manque de mécanismes de protection dans les zones rurales. Elle a encouragé les femmes à briser le silence et à dénoncer les abus.
Elle a également plaidé pour la lutte contre l’impunité et l’autonomisation économique des femmes, affirmant qu’une femme autonome est moins exposée aux violences. Pour elle, la participation pleine et entière des femmes est indispensable au retour d’une paix durable et au développement de la province.
Le thème provincial de cette année, axé sur la banalisation et l’impunité des violences numériques, met en lumière les dérives liées à l’usage abusif des réseaux sociaux dans un contexte sécuritaire fragile.
À l’issue de l’activité, les acteurs du secteur ont formulé plusieurs recommandations, notamment le renforcement de la sensibilisation, l’appui au système judiciaire et l’amélioration de la prise en charge psychosociale et juridique des victimes. Ils appellent à une mobilisation collective pour freiner la progression des VBG en Ituri.
Avec ACP
