A quelques jours de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, la société civile du Haut-Katanga appelle à des réflexions approfondies sur la situation du respect et violations des droits des femmes dans cette partie.
Pascaline Nelly Banze Kanteng, écrivaine congolaise basée à Lubumbashi et membre de l’association Femme vivant avec handicap, femme de valeur (AFEVHA) dans la province du Haut-Katanga, a lancé un message fort en marge de cette journée.
«Nous sommes presqu’à la veille de notre mois au cours duquel nous devons réfléchir par rapport à notre condition. Les femmes continuent d’être victimes des violences sous toutes ces formes dans plusieurs pays dans le monde entier, plus dans les contrées en situations de guerre. Et là, je vois particulièrement les femmes qui sont à l’Est de notre pays, la République Démocratique du Congo. Elles sont victimes des viols, de tous les genres de maux», a-t-elle regretté.
Et de poursuivre.
« Nous devons nous mettre ensemble, les femmes doivent être unies et solidaires pour faire des choses plus grandioses. Si aujourd’hui nous parlons de nos droits, c’est parce qu’il y a des femmes qui se sont battues pour nos droits et notre indépendance. Continuons dans cette lutte, et nous ne pouvons pas festoyer et faire du n’importe quoi. Ce sont des choses qui ne valorisent pas la femme. » a-t-elle conclu.
Il faut rappeler que la Journée internationale des femmes sera célébrée cette année sous le thème « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ».
Selon l’ONU, ce thème appelle à des actions qui peuvent libérer les chances, le pouvoir et l’égalité des droits pour toutes les femmes, et augurer d’un avenir aux couleurs féministes où personne ne sera laissé de côté.
Ruth Kutemba/ Lubumbashi