De juillet à septembre 2025, 21 cas de viols ont été documentés dans la ville de Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, a révélé mardi une responsable du Réseau des Femmes pour la protection des droits de femmes et enfants (REFEDEF).
Selon Jully Mbombo, chargée de programme au sein de cette organisation, la majorité des victimes sont des mineures âgées de 7 à 17 ans, issues de divers quartiers de la capitale provinciale.
La militante déplore le fait que plusieurs auteurs présumés aient été remis en liberté sans sanction appropriée, une situation qu’elle attribue à l’impunité et aux règlements à l’amiable entre familles. Elle souligne que l’éloignement des juridictions compétentes favorise ce type de pratiques au détriment des victimes.
Pour y remédier, le REFEDEF appelle à la mise en place de juridictions de proximité afin de rapprocher la justice de la population et d’assurer un traitement rigoureux des dossiers.
Mme Mbombo invite par ailleurs les parents et la communauté locale à renforcer la protection des enfants, tout en encourageant une mobilisation collective contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre.
Adonis Mbuyi
