Les difficultés d’approvisionnement en eau potable au village Sha Buanda, dans le secteur de Lova-Lushiku, territoire de Tshikapa (Kasaï), préoccupent les autorités locales. Dans une interview accordée à la rédaction de Radiodelafemme.net, le chef de secteur, Benjamin Dipanda, alerte sur la situation que vivent quotidiennement les femmes de cette entité.
Selon lui, celles-ci sont contraintes de parcourir environ une heure et demie de marche pour accéder à une source d’eau, les exposant ainsi à divers risques.
« La grande difficulté à laquelle les femmes du secteur de Lova-Lushiku sont confrontées, c’est l’approvisionnement en eau potable. Elles parcourent environ 1h30 pour s’en procurer et courent plusieurs risques. Nous souffrons », a-t-il déclaré.
Cette situation impacte non seulement les conditions de vie des ménages, mais aussi la santé des populations, notamment des femmes et des enfants, souvent les plus exposés aux maladies hydriques.
Face à cette réalité, le chef de secteur lance un appel aux autorités provinciales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, afin d’appuyer la construction des infrastructures d’eau, notamment des forages, pour soulager la population.
Par ailleurs, évoquant les conditions d’accouchement, Benjamin Dipanda a indiqué que la gratuité des soins liée à la couverture santé universelle reste une avancée dans la zone, bien que plusieurs défis persistent, notamment l’accès aux services de base comme l’eau potable.
Adonis Mbuyi, correspondant à Tshikapa
