Les femmes enceintes de la cité frontalière de Nsumbula, dans la zone de santé de Kamonia, vivent un véritable calvaire durant la période de consultation prénatale. Faute d’appareil d’échographie dans le centre de référence local, elles sont contraintes de parcourir de longues distances au péril de leur vie pour accéder à ce service médical essentiel.
« Nous vivons l’enfer ici. Les médecins nous envoient toujours à Kamonia pour faire l’échographie. De Nsumbula à Kamonia, il nous faut 75 000 francs congolais pour le transport aller simple, soit 150 000 francs aller-retour, juste pour un examen qui coûte 5 000 francs. En plus, il faut traverser deux grandes rivières, Tshipumbu et Loangtshimo, ce qui est dangereux », témoigne une femme contactée par la rédaction de la Radiodelafemme.net
Elle déplore également les malaises causés par les longs trajets et les conditions de transport précaires.
Le médecin responsable du centre de santé de Nsumbula, Dr Marcel Kalume, affirme que la situation dépasse leurs compétences locales. « Nous n’avons pas les moyens de résoudre ce problème au niveau de la structure. Il faut une intervention des autorités provinciales pour doter le centre d’un appareil d’échographie », explique-t-il.
Pour sa part, Jacques Kwete, administrateur gestionnaire de ce centre de santé, souligne que des plaidoyers ont déjà été adressés aux autorités compétentes, sans résultat concret jusqu’ici.
En attendant une réponse des instances supérieures, les femmes enceintes de Nsumbula continuent de braver les risques et les coûts élevés pour accéder à un suivi médical pourtant indispensable à la santé de la mère et de l’enfant.
Adonis Mbuyi / Tshikapa
