Un café littéraire a été organisé par l’écrivaine Merlisse Meta le week-end dernier à Mbujimayi au Kasaï Oriental dans la salle du centre Mpokolo wa Moyo/Marie Agnès. Cet événement a rassemblé le public scientifique autour de l’œuvre de l’écrivaine Merlisse Méta, intitulée «La Voie de la Réconciliation».
Au cours de cette rencontre, Merlisse Méta a partagé les thèmes profonds et émouvants de son livre, qui aborde des sujets délicats tels que l’abandon affectif, les violences morales subies par les enfants après la perte de leur mère, et les mots durs qui peuvent déchirer une famille. Elle a souligné que son ouvrage ne se limite pas à un simple récit, mais constitue un véritable chemin vers la reconstruction et le pardon, même après les pires silences.
L’auteure a décrit le drame central de son livre ; la mort d’une mère, figure essentielle de la cellule familiale, qui laisse un vide immense. Son mari, désireux de retrouver un équilibre, choisit de se remarier. Cependant, ce remariage ne fait qu’aggraver les tensions au sein du foyer, créant un climat conflictuel entre les enfants et leur belle-mère, perçue comme injuste. L’amour et la compréhension s’effacent peu à peu, laissant place à la défiance et au déséquilibre émotionnel.
«Ces climats émotionnels détournés plongent les enfants dans un mal-être profond. L’échec scolaire, l’isolement et la perte des repères sont autant de conséquences visibles d’êtres traumatiques non exprimés. Chacun souffre, mais personne ne sait comment le dire», a-t-elle déclaré.
Merlisse Méta a également insisté sur le fait que « La Voie de la Réconciliation » est un appel vibrant à toutes les personnes blessées et aux familles divisées.
«Ce livre nous rappelle une vérité fondamentale : derrière chaque silence et chaque conflit se cache souvent une souffrance qui attend d’être entendue, reconnue et aimée», a-t-elle ajouté.
Il est à noter que ce livre « La Voie de la Réconciliation » a été officiellement porté sur les fonds baptismaux le 13 juin dernier à Mwene Ditu, dans la province de Lomami.
Ariel Maleka Armal /Mbujimayi
