Une évaluation participative du niveau d’inclusion des personnes vivant avec handicap (PVH) dans les services de santé sexuelle et reproductive, ainsi que l’identification des obstacles limitant leur accès, a été au centre d’une journée de réflexion tenue jeudi à Kinshasa.
Selon Annie Cimone Ngoie, présidente de l’Association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée, les femmes et filles handicapées subissent une « double vulnérabilité », liée à leur handicap et à la précarité de leurs conditions de vie.
« Cette double vulnérabilité fait d’elles les proies faciles des hommes véreux aux appétits sexuels insatiables », a-t-elle dénoncé.
Elle a relevé que cette situation expose de nombreuses femmes et filles handicapées à devenir mères célibataires, avec un risque accru d’infections sexuellement transmissibles (IST) et de recours à des avortements non sécurisés.
Face à ce constat, Mme Ngoie a plaidé pour l’élaboration d’une stratégie locale inclusive visant à lutter contre la discrimination et la marginalisation. Une telle démarche, a-t-elle expliqué, devrait permettre d’améliorer l’accès des PVH à des services de santé adaptés, tout en renforçant leur autonomisation et leur protection.
L’atelier de deux jours, qui se poursuit jusqu’au vendredi 29 août, s’inscrit dans le cadre d’une subvention d’un mois octroyée par Ipas, une organisation engagée dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive.
Divers acteurs sociaux et membres de la société civile y prennent part afin de proposer des mécanismes pratiques pour garantir un accès équitable aux soins pour les personnes vivant avec handicap.
Par Adonis Mbuyi
