L’ONG «Si Jeunesse Savait» a lancé ce jeudi 20 novembre, un atelier d’échange et de réflexion consacré à la levée des tabous, à la déconstruction des stigmatisations et à la promotion de l’accès aux soins complets d’avortement pour les filles et les femmes en République démocratique du Congo.
Autour de la table se sont réunis des prestataires de santé, des acteurs de la société civile, des représentants du Ministère de la Santé, de l’Association des Congolais pour la Pratique Sage-Femme ainsi que de la Société congolaise de gynécologie et d’obstétrique.
Les échanges ont été coanimés par deux experts : un juriste chevronné et un spécialiste du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR). Leur intervention visait à renforcer les pratiques bienveillantes des acteurs et à garantir aux jeunes femmes un accès respectueux, sécurisé et conforme aux droits en matière d’avortement, en mettant en lumière son ampleur, ses enjeux et ses conséquences.
Cette première journée a permis de transformer le dialogue en un véritable exercice de renforcement de capacités, en outillant les participants sur les dimensions juridiques, techniques et pratiques de l’avortement.
Les discussions se sont appuyées sur les dispositions de l’article 14, alinéa 2(c) du Protocole de Maputo, qui consacre le droit des femmes à accéder aux services de santé reproductive dans des conditions sûres et dignes.
