La protection des femmes contre les mutilations génitales féminines (MGF), en particulier celles vivant avec handicap, a été au centre des échanges lors d’un plaidoyer organisé vendredi 6 février 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.
Cette activité, menée par des acteurs de la société civile engagés dans la défense des droits humains, visait à attirer l’attention des autorités et de la population sur la vulnérabilité accrue des femmes et filles en situation de handicap face à cette pratique néfaste, encore présente dans certaines communautés.
« Les mutilations génitales féminines constituent une violence grave et irréversible à l’égard des filles et des femmes, surtout celles vivant avec handicap, qui sont souvent marginalisées et privées de mécanismes de protection », a déclaré Olito Makete, assistante sociale au sein de l’ONG Amapa.
Elle a appelé les autorités traditionnelles, culturelles et politiques, ainsi que l’ensemble de la population, à une prise de conscience collective afin de préserver la dignité et l’intégrité physique de cette catégorie de personnes.
Selon elle, la lutte contre les MGF doit intégrer une approche inclusive tenant compte des besoins spécifiques des personnes handicapées.
À travers ce plaidoyer, les organisateurs ont également insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation communautaire, l’application effective des lois existantes et l’accompagnement psychosocial des survivantes, afin d’éradiquer durablement cette pratique préjudiciable aux droits fondamentaux des femmes et des filles en RDC.
Adonis Mbuyi
