À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée ce dimanche 8 mars, Rebecca Kaseya, présidente du Conseil urbain de la jeunesse de Mbujimayi, a encouragé les jeunes filles à accorder une importance majeure à leurs études.
Dans son message, elle a exprimé son inquiétude face à un phénomène préoccupant observé dans la ville et dans d’autres milieux, où certaines filles seraient contraintes d’échanger leurs corps pour obtenir des points, de l’argent ou d’autres biens matériels.
« Chères jeunes filles, ton corps, mon corps n’est pas une monnaie d’échange. Aucun avantage matériel ne vaut notre santé. Ta valeur dépasse largement des vêtements, de l’argent et autres », a-t-elle déclaré à la Radio de la Femme.
Elle a également mis en garde contre les conséquences de ces pratiques. « Ce qui semble facile aujourd’hui peut détruire demain. Tu mérites pleinement le respect, la protection et un avenir digne », a-t-elle ajouté.
Pour faire face à ce phénomène, Rebecca Kaseya appelle les jeunes filles à travailler dur afin de devenir autonomes, à valoriser les formations et à développer des activités génératrices de revenus pour assurer leur indépendance et mener une vie responsable.
Par ailleurs, elle souligne que ces jeunes filles ont besoin d’une formation adéquate, d’un soutien familial, psychologique et communautaire afin d’être mieux informées sur leurs droits et sur la santé sexuelle.
Ariel Maleka Armal / correspondant
