La Coordonnatrice des services spécialisés du Président de la République Démocratique du Congo (RDC), chargée de la Jeunesse, de la lutte contre les violences faites aux femmes et de la traite des personnes, annonce pour bientôt le lancement du rocessus national de présentation et de ratification de la Convention africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes et filles.
Elle l’a annoncé lors de son échange avec Maxime Houinato, Représentant Régional d’ONU FEMMES pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans le cadre du renforcement de notre coopération en faveur de la promotion des droits des femmes, de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’autonomisation des filles en République Démocratique du Congo.
Les échanges avec porté sur plusieurs priorités nationales et internationales parmi lesquelles, la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits, dans un contexte où l’Est de la RDC enregistre encore plus de 25 000 survivantes prises en charge chaque année selon MSF.
Les deux parties ont également discuté sur la réponse nationale dans le cadre du PSVI (Preventing Sexual Violence in Conflict Initiative), et l’importance d’un plaidoyer renforcé auprès des partenaires internationaux, mais aussi l’Addendum du Communiqué conjoint ONU–RDC, dont elle a expliqué l’état d’avancement, les progrès enregistrés, les défis persistants et les priorités de mise en œuvre sous la coordination de la Présidence.
Les discussions ont mis également l’accent sur le leadership féminin, dans un contexte continental où les femmes restent sous-représentées dans les sphères décisionnelles (environ 25 % en moyenne, selon l’Union africaine) et le renforcement de la Ligne Verte 122, outil essentiel d’assistance, d’alerte et d’orientation pour les survivantes.
L’avancement du Protocole Facultatif à la CEDEF, sur lequel la RDC travaille en étroite collaboration avec l’organisation internationale Every Woman afin de renforcer les mécanismes de justice, de protection et de réparations pour les femmes et les filles ainsi que la Masculinité Positive, initiative panafricaine impulsée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et ayant conduit à l’adoption de la nouvelle Convention de l’Union Africaine pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, étaient aussi au centre des discussions.
