La satisfaction des besoins réels et immédiats des femmes constitue désormais la priorité d’une association féminine œuvrant pour l’égalité des sexes en République démocratique du Congo (RDC). Cette orientation a été annoncée dans un communiqué du forum « Lobbying de haut niveau pour la parité en RDC ».
« Depuis 2024, nous avons semé des idées et nourri une vision pour un lobbying équitable et inclusif. Aujourd’hui, il est temps de transformer cette vision en actions concrètes. La parité demeure notre boussole, mais notre engagement dépasse ce cadre : il s’agit de répondre aux urgences que vivent les femmes », a déclaré Chantal Yelu Mulop, initiatrice de ce cadre d’échanges.
Parmi les priorités définies figurent la mise en place d’une gouvernance du lobbying plus transparente et portée par des femmes influentes, ainsi que la création d’espaces de décision véritablement inclusifs.
« Les femmes doivent cesser d’être spectatrices et devenir actrices à part entière dans les questions de paix, de sécurité, de développement et de gouvernance », a-t-elle insisté.
L’autonomie financière est également mise en avant comme levier majeur de ce combat.
« Sans ressources, nos ambitions restent limitées. Il est temps de construire des mécanismes qui libèrent les femmes et renforcent leur pouvoir d’action », a poursuivi Mme Yelu Mulop, appelant à la solidarité féminine pour la mise en œuvre de ces stratégies.
À l’approche des élections de 2028, le forum prévoit de former et d’accompagner les femmes candidates, tout en mobilisant l’électorat féminin. « Voter pour les femmes, c’est briser les cycles d’exclusion et ouvrir la voie à une gouvernance réellement inclusive », a souligné l’initiatrice.
Pour les organisatrices, il ne s’agit pas seulement de revendiquer des sièges dans les institutions, mais de construire une nouvelle architecture politique et sociale où les femmes sont reconnues comme de véritables actrices du changement, capables d’inspirer au-delà des frontières.
Par Adonis Mbuyi
