La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée de rougeole, une maladie pourtant évitable par la vaccination. D’après les chiffres du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, 12 960 cas ont été recensés, dont 157 décès, sur l’ensemble du territoire national.
La situation s’est fortement aggravée au cours de la semaine épidémiologique 5, allant du 26 janvier au 1er février 2026. Durant cette période, 3 165 nouveaux cas ont été signalés, traduisant une propagation rapide de la maladie.
Cette évolution inquiète les autorités sanitaires, surtout dans les zones où les moyens de prise en charge restent limités. Les provinces les plus touchées sont le Sud-Ubangi, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Dans ces régions, la faible couverture vaccinale, combinée aux difficultés d’accès aux structures de santé, favorise la circulation du virus.
Face à cette situation, le gouvernement congolais a annoncé le lancement d’une vaste campagne de vaccination de rattrapage en mars 2026.
Cette opération vise plus de 22 millions d’enfants âgés de 6 mois à 14 ans, répartis dans 11 provinces, notamment Kinshasa et l’Équateur. L’objectif est de freiner la propagation de la rougeole et de réduire le nombre de décès liés à la maladie.
Par ailleurs, la RDC continue également de faire face à la menace du choléra. Les provinces du Sud-Kivu, du Haut-Lomami et du Nord-Kivu demeurent les principales zones de forte transmission.
Selon les autorités sanitaires, une baisse de 6,2 % des cas a été observée lors de la semaine épidémiologique 5, avec 1 369 cas enregistrés, contre 1 472 la semaine précédente. Malgré cette légère amélioration, l’incidence reste élevée, dépassant les 500 cas par semaine.
À Kinshasa, bien qu’une diminution globale des cas soit notée, les autorités signalent une tendance à la généralisation de l’épidémie et appellent la population à la vigilance, notamment en respectant les mesures d’hygiène et en recourant aux services de santé en cas de symptômes.
Adonis Mbuyi
