La présidente sortante du conseil d’administration de l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (Acorep), Francine Ekila, a tiré la sonnette d’alarme mercredi 04 février à Kinshasa lors de la cérémonie de remise et reprise avec son successeur.
Selon elle, près de 60 % des médicaments en circulation en République démocratique du Congo seraient faux ou contrefaits, constituant une menace directe pour la vie des populations.
« C’est vrai, nous avons pris la route, mais le chemin est encore long. Les défis qui nous attendent sont immenses », a-t-elle déclaré, tout en exhortant son successeur à poursuivre les efforts engagés. Elle a insisté sur l’importance d’une gestion fondée sur le respect des principes administratifs, de la loi, du dialogue et de l’équité, afin de garantir la stabilité et l’efficacité de l’institution.
Prenant la parole à son tour, Patrick Memvanga, nouveau président du conseil d’administration de l’Acorep, s’est engagé à poursuivre cette dynamique. Il a affirmé vouloir faire de l’Acorep « une institution de réglementation crédible, indépendante et performante », alignée sur les standards internationaux de bonne gouvernance et de respect des procédures.
Cette ambition vise, selon lui, à renforcer la sécurité sanitaire nationale et à contribuer à la couverture santé universelle en République démocratique du Congo.
