La crédibilité du recensement repose avant tout sur son intégrité, laquelle dépend de la responsabilité collective de tous les acteurs impliqués. C’est le message fort lancé par Diene Keita, directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), lundi 23 mars, à Kinshasa, lors de la table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du deuxième recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo.
Dans son intervention, Mme Keita a insisté sur l’importance de la localisation et de l’engagement communautaire dans la réussite de cette opération d’envergure nationale. Selon elle, les populations doivent être pleinement informées et activement associées au processus afin de garantir des données fiables et inclusives.
Elle a également souligné que le recensement doit être conduit dans un climat de transparence et de confiance, à l’abri de toute forme de polarisation ou de politisation. Cette exigence est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par des dynamiques électorales susceptibles d’influencer les perceptions et la participation des citoyens.
Par ailleurs, la relance du recensement général de la population et de l’habitat a été saluée comme une avancée majeure après plus de quatre décennies sans opération complète dans le pays. La directrice exécutive de l’UNFPA a qualifié cette initiative de moment historique, traduisant un acte de souveraineté et un engagement en faveur de la transparence, de l’efficacité et de la justice sociale.
« Investir dans les données, c’est investir dans l’avenir de la République démocratique du Congo », a-t-elle déclaré, en félicitant les autorités congolaises pour leur volonté de doter le pays d’outils statistiques fiables, indispensables à la planification du développement et à la prise de décisions éclairées.
