Une enquête menée du 8 au 20 février 2026 dans la commune de Kanzala, à Tshikapa, dans la province du Kasaï met en évidence une situation préoccupante concernant l’enregistrement des naissances des enfants à l’état civil.
Réalisée dans le cadre du projet PReNeC, cette étude révèle que 1 208 enfants âgés de 0 à 17 ans ne disposent pas d’acte de naissance. Le rapport indique que 285 enfants n’ont pas été déclarés dans le délai légal de 0 à 90 jours après leur naissance.
Par ailleurs, 320 enfants âgés de 4 mois à 5 ans n’ont pas été enregistrés dans les délais requis. L’enquête signale également 151 enfants non déclarés dans la tranche d’âge de 5 à 10 ans, 118 enfants de 10 à 13 ans, 110 enfants de 13 à 15 ans, ainsi que 224 adolescents de 15 à 17 ans qui ne figurent pas dans les registres de l’état civil.
Selon les enquêteurs, une grande partie des parents interrogés ne mesure pas l’importance de l’acte de naissance. Cette situation expose les enfants à plusieurs formes de vulnérabilité, notamment des difficultés d’accès à l’éducation, aux soins de santé ou encore à la protection juridique.
Face à ce constat, le consortium des organisations de protection de l’enfant, composé de RUPFA (Rural Urban Partnership of Africa), CEF (Centre d’Encadrement des Femmes) et UJCA (Union des Jeunes Cadets), appelle les organisations internationales œuvrant dans ce domaine à appuyer les actions de sensibilisation au sein des communautés.
Le consortium sollicite également l’implication des autorités communales de Kanzala afin de renforcer les campagnes d’information sur l’importance de déclarer les naissances dans les délais légaux.
Pour CT Evariste Kamba, chef de projet PReNeC (Projet de Promotion de l’Enregistrement de Naissance à l’état civil pour la protection juridique des enfants dans la commune de Kanzala), l’enregistrement des naissances demeure un droit fondamental.
Il souligne qu’il constitue la première reconnaissance juridique de l’enfant et une condition essentielle pour garantir son accès à l’éducation, à la santé et à la protection contre l’exploitation.
Adonis Mbuyi Correspondant/Tshikapa
