En visite à Tshikapa, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a reçu ce jeudi 20 novembre les épouses et veuves des militaires et policiers du Kasaï, membres de l’Association des épouses de policiers. Une rencontre qui a permis à ces femmes de présenter les difficultés auxquelles elles font face au quotidien.
La représentante des épouses a expliqué qu’elles vivent sans camp ni logement adéquat. « Nous n’avons pas de camp. Aidez-nous à en obtenir un et soutenez-nous avec des moyens pour lancer des activités génératrices de revenus. Nous voulons juste survivre avec nos enfants », a-t-elle lancé. Beaucoup d’entre elles vivent dans une grande précarité et peinent à subvenir aux besoins de leurs familles.
Les veuves ont, de leur côté, rappelé que plusieurs d’entre elles ne touchent plus leurs droits depuis environ neuf ans. « Depuis le décès de nos maris, nous n’avons aucun endroit où dormir. Nous sommes des ayants droit, mais nous ne prenons pas l’argent. Nous faisions des activités champêtres, mais les terrains nous ont été retirés », ont-elles témoigné. Elles disent avoir entamé plusieurs démarches sans obtenir de solution.
Face à ces plaintes, le VPM Jean-Pierre Lihau a promis de se pencher sur la question. Il a indiqué qu’il échangera avec ses collègues de la Défense et Anciens combattants et de l’Intérieur pour chercher une solution au problème de logement qui touche ces femmes.
Concernant les veuves désactivées des listes de paie, il a annoncé la création d’une équipe chargée de vérifier les cas et de rétablir les droits de celles qui ont été injustement supprimées.
Ces femmes, longtemps laissées dans le silence, espèrent que les engagements du VPM ouvriront la voie à des changements concrets. Elles disent attendre des actions rapides pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs enfants.
Adonis Mbuyi/Tshikapa
