À Kisangani, dans la province de la Tshopo, la question de l’accès à la justice pour les femmes et les filles victimes de violences basées sur le genre (VBG) a été au centre d’une rencontre multi-acteurs tenue ce jeudi 09 avril.
Plus de vingt participants, issus des institutions étatiques, du secteur judiciaire, de la police, de l’armée, des organisations de la société civile ainsi que du Bureau de terrain du Haut-Commissariat aux droits de l’homme en Tshopo, ont pris part à cette réflexion. L’objectif était d’identifier les obstacles majeurs empêchant les survivantes de VBG d’accéder à la justice et de proposer des pistes de solutions concrètes.
Selon Maître Lauriane Kolongo, avocate au barreau de Kisangani et facilitatrice de la rencontre, plusieurs actions prioritaires s’imposent. Il s’agit notamment de renforcer la couverture judiciaire dans les zones rurales, de sensibiliser les communautés et les leaders locaux aux normes socioculturelles discriminatoires, d’informer les femmes et les filles sur leurs droits ainsi que sur les lois qui les protègent, mais aussi de lutter contre la pauvreté, facteur aggravant de la vulnérabilité.
« Ces actions sont essentielles pour espérer des résultats positifs et durables dans la lutte contre les VBG dans la province de la Tshopo », a-t-elle souligné.Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja 2, mis en œuvre avec l’appui financier de CAFOD.
Maguy Libebele
