La ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, traverse une période marquée par une recrudescence de l’insécurité. Des actes attribués aux groupes de jeunes délinquants communément continuent de semer la peur au sein de la population.
Le dernier incident en date s’est produit au pont Tshikapa, où un taximan a perdu la vie lors d’un affrontement entre des jeunes des quartiers Nsangamayi et Dibumba. Ce drame a provoqué une vive émotion parmi les habitants, déjà éprouvés par la persistance des violences urbaines.
Face à cette situation, l’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO), a exprimé sa profonde préoccupation et a lancé un appel pressant aux autorités compétentes.
Dans une déclaration rendue publique, sa présidente, Félicienne Mbembe a exhorté les services de sécurité et les instances judiciaires à prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux activités des groupes armés urbains et restaurer la sécurité dans la ville.
L’AFEJUCO demande également l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier les auteurs de l’assassinat du taximan et de les traduire en justice. Selon l’organisation, la population de Tshikapa a droit à la sécurité et à une justice effective.
Par ailleurs, l’association a appelé les jeunes de la ville au calme et à la retenue, les invitant à ne pas céder à la spirale de la violence. Elle estime que la sortie de crise passe notamment par le dialogue et l’implication de toutes les parties prenantes.
L’AFEJUCO encourage enfin les citoyens à se mobiliser de manière pacifique pour exiger des autorités des actions concrètes en vue de restaurer la paix et la sécurité à Tshikapa.
Adonis Mbuyi / Tshikapa
