À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation célébrée le 24 janvier de chaque année, la coordonnatrice provinciale de l’ONG Ligues des filles et femmes instruites pour le développement (LIFID), Lydia Fuamba a dressé un tableau sombre de la situation des jeunes filles dans le système éducatif du Kasaï.
Selon elle, les inégalités de genre restent très marquées, surtout dans les zones rurales et celles touchées par les conflits. Si la gratuité de l’enseignement primaire a permis à de nombreuses filles issues de familles pauvres d’aller à l’école, le passage au secondaire demeure fragile.
Pour Lydia Fuamba, parmi les obstacles, les mariages précoces continuent de priver beaucoup de filles de leur droit à l’éducation. À cela s’ajoutent de longues distances à parcourir pour se rendre à l’école, qui découragent certaines élèves et les exposent à des risques.
Ces difficultés contribuent à un taux élevé d’analphabétisme féminin et à une faible représentation des femmes dans les postes de décision. Elle estime que investir dans l’éducation des filles est essentiel pour le développement de la province.
« Garantir une éducation équitable aux filles et aux femmes, c’est donner au Kasaï les moyens de construire un avenir plus juste et durable », ajoute-t-elle.
Lydia Fuamba invite à cet effet, les autorités sont à renforcer les mesures pour maintenir les filles à l’école, lutter contre les mariages précoces et faciliter l’accès aux écoles, surtout en milieu rural.
Adonis Mbuyi /Tshikapa
