À Bukavu, une journée d’échange a été organisée le 06 avril 2026 par le mouvement Rien sans les femmes, dans le cadre de la clôture du mois de la Femme. Cette rencontre a mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale, en lien avec les résolutions Résolution 1325 et Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Facilitée par Mme Jolly Kamuntu, l’activité a réuni des femmes et des jeunes issus des organisations membres, qui ont réfléchi sur les stratégies à renforcer pour garantir une participation qualitative des femmes au dialogue congolais annoncé dans les prochains jours. L’objectif est de faire entendre les voix et les préoccupations des femmes de l’Est du pays, particulièrement touchées par les conflits armés.
« Organiser le dialogue congolais sans la femme de l’Est qui maîtrise le contexte, c’est rêver. Étant premières victimes des conflits, leur participation est plus que nécessaire pour le retour d’une paix durable », a souligné la facilitatrice.
Les membres du mouvement Rien sans les femmes ont insisté sur le fait que la participation féminine dans les mécanismes de paix constitue un levier essentiel pour renforcer la sécurité, intégrer les besoins spécifiques des femmes dans les accords et réduire les violences sexuelles et basées sur le genre. Elles ont également dénoncé leur marginalisation dans les processus décisionnels, malgré leur rôle reconnu de médiatrices et d’actrices clés dans la promotion de la cohésion sociale.
Cette activité a été organisée sous la houlette de l’Association des femmes juristes (Afejuco), dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja, Phase 2, avec l’appui financier de l’Ambassade de Suède. Elle marque un appel fort en faveur d’une gouvernance inclusive, où les femmes occupent pleinement leur place dans les efforts de paix en République démocratique du Congo.
