Les veuves et orphelins des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de l’ex-Grand Katanga tirent la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre Judith Suminwa, ils dénoncent la précarité dans laquelle ils vivent depuis l’interruption, en avril dernier, du paiement de leur rente de survie.
Selon ce collectif, la situation est devenue critique, surtout à l’approche de la rentrée scolaire.
« Nous vivons dans une précarité sans précédent depuis la cessation de la paie de la rente de survie que nous bénéficions pour le compte de nos défunts maris et pères », peut-on lire dans leur correspondance.
Les bénéficiaires s’interrogent sur leur sort et exigent des réponses claires concernant les mois impayés d’avril à août 2025.
« Devons-nous considérer ces mois comme perdus, et au profit de qui ? », s’interrogent-ils, accusant une gestion opaque de la masse salariale par certains services du ministère de la Défense.
Le collectif rappelle également à la Première ministre son engagement public de « prendre soin des veuves et orphelins des FARDC », estimant que cette promesse n’est pas respectée. Ils dénoncent le fait que seule la province de Kinshasa aurait bénéficié d’un contrôle administratif permettant la reprise des paiements, alors que les autres provinces, notamment le Haut-Katanga, continuent à être exclues.
Les signataires interpellent non seulement la cheffe du gouvernement, mais aussi le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, afin qu’il use de son autorité pour débloquer la situation.
Par Adonis Mbuyi
